Tous les articles par les passionnés d'histoire

Nous sommes un collectif de passionnés par la grande guerre soucieux de transmettre le résultat de nos recherches ou de redonner vie au patrimoine historique.

Bezange-la-Grande, village occupé, forêt partagée, vestiges et souvenirs »

( par André LEFORT)

Le massif forestier de Bezange-la-Grande, frontière entre 1870 et 1914, se trouva partagé de part et d’autre de la vallée de la Loutre Noire lors de la stabilisation du front à la fin de la bataille du Grand Couronné. Les troupes allemandes occupèrent le grand canton forestier du Champ Vautrin-Capitaine Monté. Les troupes françaises leur firent face sur les versants opposés des 3 autres cantons forestiers (Ranzey, Sainte Marie et Faulx). Les vestiges et traces d’occupation sont encore nombreux en forêt, surtout du côté allemand et les séquelles aux sols et aux arbres sont toujours visibles 100 ans après. Les troupes allemandes ont occupé le village de Bezange-la-Grande pendant toute la durée de la guerre, elles ont laissé de cette longue occupation, de nombreux témoignages photographiques et quelques rares documents. Nous étudierons plus particulièrement l’évolution des sites forestiers, des combats, des évènements, de l’aspect et de la vie du village de Bezange-la-Grande. Avant la guerre : le village intact, la fausse mobilisation du canton d’Arracourt du 27 novembre 1912… puis pendant l’occupation et la destruction lors du conflit, dans l’environnement de la Loutre Noire : la frontière, la mort des 3 premiers soldats américains au combat sur le sol français le 03 novembre 1918 (entre Arracourt, Réchicourt et Bathelémont, au Sud-Est du massif forestier de Bezange-la-Grande). Enfin, les conséquences physiques et financières 100 ans après seront abordées par une présentation photographique rapide et partielle du ‘’Musée des horreurs forestières’’, accumulé principalement sur ce secteur. Ce dernier point permettra de découvrir la présence des séquelles infligées, communément dénommées : mitraille forestière, toujours présente sur les arbres sur pied ou abattus et les conséquences désastreuses lors de l’utilisation de ces derniers en scieries.

 

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Témoignages d’outre-Seille

(par Roger RICHARD)

1870 a été « l’année terrible » pour la France et plus encore pour ceux qui se sont retrouvés « de l’autre côté » de la nouvelle frontière. Passés du Nord-est de la France au Sud-ouest de l’Allemagne, les nouveaux sujets du Kaiser du Pays de la Seille formaient dorénavant une minorité francophone au sein de l’Empire. La germanisation par l’école et le service militaire fut inexorable mais le souvenir de la mère-patrie demeurait dans bien des esprits. La guerre conduisit la plupart des hommes sur le front russe et beaucoup n’en revinrent pas. Ils ne sont pas morts pour la France comme les vaillants Poilus français. On les appelle pudiquement « soldats lorrains ». Les monuments aux morts des villages annexés indiquent tout simplement « morts à la guerre » ! Ceux qui en sont revenus parlaient peu de la guerre elle-même. Autant d’hommes, autant de destins différents. La réintégration dans la nationalité française n’a pas toujours été une simple formalité. Une chose est certaine cependant : dans toutes les familles d’outre-Seille, on n’a pas encore fini de parler « du temps des Allemands » et cette expression recouvre des sentiments souvent bien contradictoires ! Roger Richard, président de l’association « les Amis du Saulnois et de son Patrimoine », a déjà consacré quatre numéros des « Cahiers du Saulnois » à cette période de l’histoire locale « Le Saulnois du temps des Allemands ».

Les vestiges allemands de la Grande Guerre en forêt de Grémecey

( par Etienne KRAFFT)

Au cours de cette intervention, nous irons à la découverte de la forêt de Gremecey où de nombreux vestiges de la première guerre mondiale sont encore présents.

Nous verrons que, grâce à une observation minutieuse des différent ouvrages rencontrés, il est possible de déduire quelle était leur fonction principale (observation, offensive, défense, protection du matériel ou des combattants …) et leur organisation stratégique.

Il sera également fait un point sur les dangers que présente l’observation de tels ouvrages.

>L’objectif est donc de démontrer, sans être un fin connaisseur des événements qui s’y sont déroulés, qu’il est passionnant pour le néophyte d’aller à la rencontre de ces lieux de mémoire et que l’on peut fort bien, pour peu que l’on soit curieux et doté d’un bon sens de l’observation découvrir bien des choses à leur sujet.

Survol des lisières du Grand Couronné à la recherche aérienne des vestiges de la Grande Guerre

( par René CANTA)

Les vestiges des aménagements, installations et constructions ne sont pas toujours pérennes en raison de leurs situations géographiques. Il est toujours possible en ce premier quart du 21éme siècle, d’apercevoir quelques uns de ces vestiges au niveau du sol. Que soit en forêt où l’action de l’homme est limitée ou en zone rurale où cette action est nettement plus marquée, certains aménagements persistent et sont toujours là pour nous rappeler la Grande Guerre. La campagne lorraine, et particulièrement le secteur du Grand Couronné et les lisières de la forêt de Brin -Amance, montre des vestiges remarquables.

Le moyen moderne de détection traditionnel par la photographie par avion est très intéressant, tout comme l’est l’utilisation assez récente de moyens très sophistiqués comme le LIDAR aérien (utilisation du spectre visible, infrarouge et ultraviolet). Mais l’utilisation simple d’un drone s’avère particulièrement efficace lorsque l’on veut obtenir un très bon résultat de recherche aérienne sur une photographie couleur ou noir et blanc.

Cette solution, de loin la moins onéreuse, permet de se caler sur la météorologie et sur la déclinaison solaire, afin d’obtenir le rendu le plus accentué possible.

Les images et films de vestiges de la Grande Guerre qui vous seront présentés lors de cet exposé, sont faites à l’aide d’un drone (Mavic Pro) qui a circulé dans les zones comprises entre Laneuvelotte, Champenoux, Mazerulles, Moncel-sur-Seille, Pettoncourt, Attilloncourt, Bioncourt, Bey, Lanfroicourt et Brin-sur-Seille.

Journée 2018

 

Grille de programmation des Rencontres Patrimoniales et Historiques de la Seille
plages horaires intervenants titre de la présentation
10h00 à 10h40 René Canta « Survol des lisières du Grand Couronné à la recherche aérienne des vestiges de la Grande Guerre »
pause matinale
10h50 à 11h35 Jean-Claude l’huillier « l’histoire du pont frontière de Brin-sur-Seille »
pause méridienne
14h00 à14h45 Alain Mariotte « Le début de la guerre vu depuis la batterie de l’Eperon »
14h50 à 15h35 Etienne Krafft « Les vestiges allemands de la forêt de Grémecey »
pause vespérale
15h45 à 16h30 Roger Richard « Témoignages d’Outre-Seille »
16h40 à 17h30 André Lefort « Bezange la Grande, village occupé, forêt partagée, vestiges et souvenirs »

 

Ça bourdonne dans la presse régionale !

Abeilles54001L’Abeille 54 journal hebdomadaire d’informations et d’actualités de la Meurthe-et-Moselle, relaie à son tour la reconstitution historique, dimanche 3 juin, du poste frontière de Brin-sur-Seille.

Un très bel article qui met à l’honneur le travail remarquable réalisé à cette occasion par les bénévoles de la batterie de l’Éperon de Frouard et par leur chef de chantier hors pair, Rémy Fontaine.

Alors…. le 3 juin…. tous à Brin !!!!

Ultimes réglages

Ultimes réglages avant l’inauguration en fanfare, dimanche 3 juin, du poste frontière de Brin-sur-Seille !
Sous la présidence de M. Pernot, maire de Brin-sur-Seille, les chevilles ouvrières de cette reconstitution historique originale ont peaufiné les derniers détails.
Rémy Fontaine, chef de construction et chef de chantier hors pair, a vérifié que tous les feux étaient passés au vert.
René Canta, après avoir sillonné en tous sens les routes des environs a confirmé que la signalisation et la communication étaient en place dans la Comcom et que les poteaux frontières n’attendaient plus que d’être posés.
Philippe Bruant a précisé que les organes de presse (écrite et audio-visuelle) préparaient leurs camions régie et que les guides-conférenciers révisaient d’arrache-pied leur sujet afin de répondre à toutes les questions du public !
Jean-Claude L’Huillier a apporté les dernières retouches au diaporama qui sera présenté et aux cartes passeports proposées aux visiteurs.
La Musique du 18ème R,T et le responsables des porte-drapeaux ont reconnu une dernière fois les lieux et révisé le dispositif.
Les Neugeottes ont pris en compte les faux, râteaux, bassines de lavandières et surtout la magnifique brouette d’époque qui agrémenteront leurs animations.
Les associations de ‘reconstituteurs’ (poilus, soldats prussiens, infirmières…) et les artisans locaux (apiculteur, Hall du Livre, viticulteurs… ) ont confirmé leur présence.
Pleinement rassuré par cette synergie d’actions, le Comité des fêtes de Brin-sur-Seille, prépare les stands buvette et restauration.
Alors…. le 3 juin, tous à Brin !!!!!!!!

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