Archives pour la catégorie 2017

Retour sur la journée du 27 octobre 2017

 

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Restauration

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Déroulement de la journée du 21 octobre 2017

Plages horaires Intervenants Titre de la présentation
  9h 30   à  9h 55 Véronique AUBERT « l’Abbé Miot, ancien aumônier volontaire a la 8è DIC et aumônier du Cimetière National de Champenoux ».
10h 00 à 10h 25 René CANTA « Les emplacements d’artillerie de la forêt d’Amance et de Brin-sur-Seille ».
Pause matinale
10h 35 à 11h 10 José BOURGUIGNON « Vergaville, Août 1914 ». Un film de Jean-Paul GAILLOT et José Bourguignon. Durée: 30 mn.
11h 15 à 11h 50 Christophe BAUFFE « Carnets de guerre de Céleste Berteaud – interprétations géographiques ».
Pause méridienne
14h 00 à 14h 30 Philippe BRUANT « La bataille du Grand Couronné vue par un géographe ».
14h 35 à 15h 10 Nicolas BRUGERE « Itinéraire d’un capitaine du 260e RI ».
15h 15 à 15h 50 Les NEUGEOTTES Présentation de la saynete: « Couarail au lavoir », création de Gilles PROVIN et Patrick THOUVENOT.
pause vespérale
16h 00 à 16h 30 Luc DUMONT « Présentation de matériels militaires et équipements curieux de soldats de la Grande Guerre ».
16h 35 à 17h 10 Dominique LACORDE « L’activité des femmes campagnardes durant la Grande Guerre en Lorraine ».
17h 15 à 17h 50 Jean-Claude L’HUILLIER « L’action des  femmes dans l’entretien des tombes de nos soldats ».

Les Neugeottes

Fréquentés exclusivement par les villageoises venues y rincer leur linge, les lavoirs ont toujours été des lieux de rencontres et de discussions privilégiés. Pendant la Grande Guerre, outre les activités de nettoyage, les femmes s’y retrouvaient donc pour s’informer mutuellement des nouvelles du front, pour partager des informations souvent pénibles et dramatiques mais parfois aussi plus rassurantes.

Pendant une quinzaine de minutes, sur une pièce écrite en 2015 par Patrick THOUVENOT et Gilles PROVIN, Les Neugeottes, groupe traditionnel lorrain de Malzéville , nous feront revivre, en costumes d’époque, le quotidien d’un groupe de paysannes pendant les moments terribles et décisifs de la Bataille du Grand Couronné.

Né en 1967, le groupe des Neugeottes propose régulièrement, sous formes de veillées, des spectacles de danses et de musiques lorraines.

Intervention Jean-Claude L’Huillier

Le rôle des femmes dans l’entretien des sépultures militaires pendant la Grand-Guerre.

Le 16 août 1915, la Préfecture de Meurthe et Moselle adresse à toutes les communes du département une circulaire relative au recensement des tombes militaires disséminées sur leur territoire, ainsi qu’un questionnaire dactylographié à remplir. Chacune est ainsi invitée, entre autres, à identifier les membres du Comité d’entretien des tombes.

Organisés par des femmes volontaires et dévouées, ces comités ont alors vocation à entretenir les tombes des valeureux soldats morts pour la France.

Présentation de Nicolas Brugère

Nicolas Brugère, Bordelais de naissance, est l’un des nombreux petits-enfants du Capitaine Henri Brugère.

Né à Tulle en Corrèze le 11 février 1871, cet officier très apprécié des hommes de la 23ème compagnie du 360ème Régiment d’infanterie, est tombé au champ d’honneur le 25 août 1914 sur le territoire de la commune de Courbesseaux, à l’Est de Nancy (54).

Le 25 août 1914 au matin, les mitrailleuses allemandes déciment la moitié du régiment qui comptait 2 154 hommes. Beaucoup meurent dans le Bois de la Fourrasse. Au rang des blessés et des disparus dénombrés en masse le soir même, figure le capitaine Brugère. Des officiers du régiment voisin (125ème RI), l’enterrent immédiatement sur place afin de le soustraire aux profanations ennemies. Sa dépouille repose là cinq mois, le corps affleurant sous un tapis de feuilles mortes, jusqu’à ce qu’on le découvre en février 1915, sous un manteau de neige.

Chargée d’émotion et de surprises, L’histoire du Capitaine, comme on l’appelle encore un siècle plus tard à Réméréville et à Hoéville, va alors commencer…

Présentation de Luc Dumont

Art et artisanat de tranchée : gros plan sur des objets insolites.

Dans les tranchées, entre deux combats, c’est une autre vie qui s’organise. Pour tromper l’ennui, on fume, on boit, on lit les journaux des tranchées, on correspond avec sa famille. On fabrique aussi des objets qui vont nourrir une véritable économie parallèle.

Disposant de quantités importantes de métaux provenant notamment des douilles de munition tirées sur l’ennemi, nombre de poilus, artisans expérimentés dans le civil ou paysans habiles de leurs mains, fabriquent toutes sortes d’objets de la vie courante (briquets, couteaux, cannes, tabatières, articles d’écriture, objets de piété…), allant jusqu’à récupérer juste après leur explosion, les bagues en aluminium des obus qu’ils transformeront en bagues pour l’être aimé.

Au cours de cette présentation, vous découvrirez des objets insolites et émouvants de cet artisanat des tranchées, comme par exemple une émouvante musette miniature renfermant un nécessaire de jeux pour enfants.