Archives du mot-clé Champenoux

Céleste Berteaud

Parti de la région bordelaise en août 1914, Céleste Berteaud (257ème R.I.) sera capturé au Mort Homme, près de Verdun, en mai 1916. Il débutera sa guerre le 19 août 1914 en franchissant la frontière à Brin-sur-Seille et y restera plusieurs mois.

Avocat de formation, il pris note méthodiquement de sa vie avec ses hommes dans les environs d’Amance et de Champenoux, ajoutant à l’écrit des photos des villages touchés par le conflit et de la vie dans les tranchées. Souvenirs photographiques et légendes rédigées en 1914 permettront de faire revivre le conflit sur le front de Nancy.

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Histoire du  Lapérouse, le canon de marine de la Forêt d’Amance.

Le 1er janvier 1916, le groupe des 4 pièces de l’Artillerie Lourde à Grande Puissance (A.L.G.P.), organisé pour contrebattre la position d’artillerie allemande de Hampont, possédait un canon de marine de 164,7 mm baptisé « Lapérouse ». Il était servi par les canonniers marins de la 6èmeBatterie du Lieutenant de Vaisseaux, Lucien Barckhausen, depuis le 1er novembre 1914.

Cet ouvrage militaire en Forêt de Champenoux fut actif jusqu’au 20 février 1917. Il contribua à contenir l’ennemi envahisseur par ses tirs dès la stabilisation du front et participa activement au harcèlement de la pièce allemande du Bois de Chaumont. Les petits David ont eu raison du Goliath qui blessait Nancy.

Les archives du Service Historique de la Défense (S.H.D.) nous dévoileront leurs trésors, sur le transport, le montage et l’implantation sur site. L’organisation et la vie des canonniers marins, les munitions et les techniques de tir seront également évoquées.

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Le centenaire du « Gros Max » de Hampont

Quand la marine impériale bombardait Nancy – Le centenaire du
« Gros Max » de Hampont.

Le canon de Hampont est une très grosse pièce d’artillerie de la marine allemande, mise en place en Moselle pour un emploi terrestre, entre Hampont et Château-Salins. A partir du 1er janvier 1916 et jusqu’au début de 1917, ce super canon exécute par dessus le front, des bombardement sur trois agglomérations urbaines de Meurthe et Moselle : Nancy, Dombasle sur Meurthe et Lunéville. Servi par des canonniers marins, il crache à une trentaine de kilomètres, environ 150 énormes obus qui occasionnent des dégâts et provoquent des victimes.

Cent ans plus tard, de la pièce, il ne reste rien. Sur son site subsistent des vestiges. Son activité et ses conséquences ont laissé des traces dans les archives et son souvenir s’est transmis, de manière fragmentaire dans la mémoire des habitants des localités concernées par sa présence et ses tirs.

Pourtant, ce « Gros Max », semble méconnu du grand public et c’est pour mieux faire connaître cet épisode de la Grand Guerre qu’un livre est en cours de publication.

Lors de cet exposé, serra abordé divers aspect de son histoire : sa construction et la construction du site, ses tirs, ses dimensions, ses performances, ses soutiens et sa logistique, en fait, sa démesure par rapport à son importance dans l’Histoire et sa place dans les préoccupations des autorités militaires et civiles françaises. Il sera apporté quelques réponses  concernant les raisons de l’emploi d’une telle pièce et  pourquoi le haut commandement allemand a interrompu son activité.

 

Marc Delfaud

« Ce que Marc Delfaud, instituteur mobilisé, a vu dans la forêt de Champenoux-Brin, du 13.09.1914 au 07.03.1915 ».

Le 14 septembre 1914, deux jours après la fin de la bataille du Grand Couronné, Marc Delfaud, instituteur mobilisé, arrive à Laître-sous-Amance. Jusqu’au 6 mars 1915, il parcourt la zone de la rive gauche de la Seille et les forêts d’Amance, Brin et Champenoux.

Ses observations sont d’autant précieuses que peu de témoignages existent sur ce secteur.

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Les casemates de la forêt d’Amance

Un inventaire détaillé réalisé en 2014-2015 sur l’ensemble du massif forestier d’Amance, à mis en évidence la présence d’un grand nombre de casemates de diverses natures et dimensions. Ainsi on rencontrera les casemates enterrées et les casemates bétonnées.

Les casemates enterrées sont des constructions discrètes, peu visibles pour l’œil distrait.

Elles ressemblent à s’y méprendre à des tumuli Cependant elles ne doivent pas passer inaperçues du fait des grandes dimensions de certaines d’entres elles qui atteignes plusieurs dizaines de mètres de longueur sur une dizaine de mètres de large. Leur hauteur hors sol est voisine de un à près de deux mètres. Elles sont munies de plusieurs entrées dont le nombre est proportionnel à la longueur de chaque casemate. Le nombre de ces entrées varie de un à six.

Leur construction résulte du creusement d’une grande fosse profonde dont les bords sont consolidés avec des bardages de planches, puis l’ensemble est recouvert d’une couverture de diverses natures, posée sur une très solide charpente de bois de chênes. L’épaisseur des matériaux recouvrant la toiture pouvant atteindre trois à quatre mètres. Aucune de ces casemates n’est accessible intérieurement, car elle sont toute noyées dans la nappe phréatique et les entrées ont été comblées. Il a été relevé quatre vingt dix emplacements encore bien identifiables.

Les casemates bétonnées sont tout aussi discrètes, mais plus facilement visibles, car elle ne sont que peu végétalisées en toiture. Elles ont toutes été construites à partir de la fin 1915. La quasi totalité de ce type de casemates est équipée de deux entrées et de cheminées d’aération. On y accède par temps sec par l’intermédiaire d’un escalier plus ou moins long qui mène à un espace restreint d’une vingtaine de m², parfois beaucoup plus, parfois beaucoup moins. Ces casemates bétonnées sont pour la plupart partiellement enterrées et certaines sont presque invisibles. Les entrées sont toujours orientées vers l’Ouest, tout comme celles des casemates enterrées. Il existe une seule casemate dite hors-sol. C’est l’unique exemple d’une construction de plain pieds destinée à recevoir une pièce d’artillerie lourde.

La plus grande de ces casemates atteint 23 mètres de longueur intérieur et la plus petite ne dépasse pas un mètres de largeur intérieur. Il s’agit d’un poste d’observation particulièrement massif.  Ces constructions bétonnées sont représentées par une quarantaine de pièces dont certaines ont été endommagées par les bombardements durant les quatre années que dura cette Grande Guerre.

René CANTA

2016 – Journée patrimoniale et historique de la Seille

Journée patrimoniale et historique de la Seille : « La Grande Guerre au Grand Couronné de Nancy »
Comprendre la Grande Guerre telle qu’elle s’est déroulée en septembre 1914 aux portes de Nancy :

Résumé des interventions :

Actes du colloque :