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Le centenaire du « Gros Max » de Hampont

Quand la marine impériale bombardait Nancy – Le centenaire du
« Gros Max » de Hampont.

Le canon de Hampont est une très grosse pièce d’artillerie de la marine allemande, mise en place en Moselle pour un emploi terrestre, entre Hampont et Château-Salins. A partir du 1er janvier 1916 et jusqu’au début de 1917, ce super canon exécute par dessus le front, des bombardement sur trois agglomérations urbaines de Meurthe et Moselle : Nancy, Dombasle sur Meurthe et Lunéville. Servi par des canonniers marins, il crache à une trentaine de kilomètres, environ 150 énormes obus qui occasionnent des dégâts et provoquent des victimes.

Cent ans plus tard, de la pièce, il ne reste rien. Sur son site subsistent des vestiges. Son activité et ses conséquences ont laissé des traces dans les archives et son souvenir s’est transmis, de manière fragmentaire dans la mémoire des habitants des localités concernées par sa présence et ses tirs.

Pourtant, ce « Gros Max », semble méconnu du grand public et c’est pour mieux faire connaître cet épisode de la Grand Guerre qu’un livre est en cours de publication.

Lors de cet exposé, serra abordé divers aspect de son histoire : sa construction et la construction du site, ses tirs, ses dimensions, ses performances, ses soutiens et sa logistique, en fait, sa démesure par rapport à son importance dans l’Histoire et sa place dans les préoccupations des autorités militaires et civiles françaises. Il sera apporté quelques réponses  concernant les raisons de l’emploi d’une telle pièce et  pourquoi le haut commandement allemand a interrompu son activité.

 

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Marc Delfaud

« Ce que Marc Delfaud, instituteur mobilisé, a vu dans la forêt de Champenoux-Brin, du 13.09.1914 au 07.03.1915 ».

Le 14 septembre 1914, deux jours après la fin de la bataille du Grand Couronné, Marc Delfaud, instituteur mobilisé, arrive à Laître-sous-Amance. Jusqu’au 6 mars 1915, il parcourt la zone de la rive gauche de la Seille et les forêts d’Amance, Brin et Champenoux.

Ses observations sont d’autant précieuses que peu de témoignages existent sur ce secteur.

delfaud

Le plateau fortifié de Frouard

La batterie du fait de son emplacement, a un rôle que le fort de Frouard ne peut assumer correctement : la protection des nœuds de communication des vallées de la Meurthe et de la Moselle ; voies ferrées Paris Strasbourg, canal de la Marne au Rhin, route nationales Besançon/Metz. De plus, elle a une vue directe sur les couloirs d’invasions: vallée de la Moselle et vallée de l’Amezule.

La batterie regroupe en un même lieu un très grand nombre d’éléments spécifiques du système de défense Séré de Rivières.

On y trouve :

  • deux exceptionnelles casemates Mougin modèle 1880 (les seules en Lorraine) ;
  •  4 abris béton pour 8 canons de 95 ;
  • les 3 premiers observatoires cuirassés de l’époque ;
  • le dernier exemplaire en France d’une tourelle à éclipse Galopin modèle 1890, d’un poids de 250 tonnes et d’un diamètre de 5 m 50.

Elle possède toujours ses 2 canons de 155 Long de Bange.

Les régiments bavarois devant Nancy

Les combats menés devant Nancy en août-septembre 1914 sont bien connus du côté français mais ils le sont moins du point de vue allemand.
Dans cette intervention, Nicolas Czubak reviendra sur l’engagement des troupes allemandes face à la cité ducale durant ces deux mois déterminants de la guerre. Il abordera à hauteur d’hommes les combats du Couronné de la Seille, ceux du Léomont (août 1914) et enfin l’affrontement du 4 au 12 septembre 1914 dans le cadre de la bataille du Grand-Couronne.

Les casemates de la forêt d’Amance

Un inventaire détaillé réalisé en 2014-2015 sur l’ensemble du massif forestier d’Amance, à mis en évidence la présence d’un grand nombre de casemates de diverses natures et dimensions. Ainsi on rencontrera les casemates enterrées et les casemates bétonnées.

Les casemates enterrées sont des constructions discrètes, peu visibles pour l’œil distrait.

Elles ressemblent à s’y méprendre à des tumuli Cependant elles ne doivent pas passer inaperçues du fait des grandes dimensions de certaines d’entres elles qui atteignes plusieurs dizaines de mètres de longueur sur une dizaine de mètres de large. Leur hauteur hors sol est voisine de un à près de deux mètres. Elles sont munies de plusieurs entrées dont le nombre est proportionnel à la longueur de chaque casemate. Le nombre de ces entrées varie de un à six.

Leur construction résulte du creusement d’une grande fosse profonde dont les bords sont consolidés avec des bardages de planches, puis l’ensemble est recouvert d’une couverture de diverses natures, posée sur une très solide charpente de bois de chênes. L’épaisseur des matériaux recouvrant la toiture pouvant atteindre trois à quatre mètres. Aucune de ces casemates n’est accessible intérieurement, car elle sont toute noyées dans la nappe phréatique et les entrées ont été comblées. Il a été relevé quatre vingt dix emplacements encore bien identifiables.

Les casemates bétonnées sont tout aussi discrètes, mais plus facilement visibles, car elle ne sont que peu végétalisées en toiture. Elles ont toutes été construites à partir de la fin 1915. La quasi totalité de ce type de casemates est équipée de deux entrées et de cheminées d’aération. On y accède par temps sec par l’intermédiaire d’un escalier plus ou moins long qui mène à un espace restreint d’une vingtaine de m², parfois beaucoup plus, parfois beaucoup moins. Ces casemates bétonnées sont pour la plupart partiellement enterrées et certaines sont presque invisibles. Les entrées sont toujours orientées vers l’Ouest, tout comme celles des casemates enterrées. Il existe une seule casemate dite hors-sol. C’est l’unique exemple d’une construction de plain pieds destinée à recevoir une pièce d’artillerie lourde.

La plus grande de ces casemates atteint 23 mètres de longueur intérieur et la plus petite ne dépasse pas un mètres de largeur intérieur. Il s’agit d’un poste d’observation particulièrement massif.  Ces constructions bétonnées sont représentées par une quarantaine de pièces dont certaines ont été endommagées par les bombardements durant les quatre années que dura cette Grande Guerre.

René CANTA

2016 – Journée patrimoniale et historique de la Seille

Journée patrimoniale et historique de la Seille : « La Grande Guerre au Grand Couronné de Nancy »
Comprendre la Grande Guerre telle qu’elle s’est déroulée en septembre 1914 aux portes de Nancy :

Résumé des interventions :

Actes du colloque :